Collection De Documents Relatifs a L’Histoire De La Nouvelle-France

COMMISSION JST AIT SIEUR DE RAZILLY (No 41) (NO 584), St Germain en Laye, le 10 May, 1632.

Louis, Par la Grâce de Dieu, Eoy de France et de Navarre, à nostre cher et bien aimé le Commandeur de Razilly, Ayant esté accordé entre les commissaires par Nous députez et le Sieur “Wake, Ambassadeur de nostre très cher et bien aimé frère et beau frère, cousin et ancien allié, le Roy de la Grande Bretagne, que les places de Québec, Port Royal et Cap Breton, situez en la Nouvelle France, pris par les Anglois et Ecossois sur nos subjets depuis le traitté de paix faict entre nous et ledit Roy le vingt quatrième jour d’avril, 1629, seraient rendues et restituez en nos mains ou de ceulx qui en auraient ordre de nous, et estant à ce §ujet nécessaire de commettre quelque personne qui puisse recevoir pour nous lesdites places et particulièrement ledit, port Royal, pour faire retirer les Ecossois et autres subjets de la Grande Bretagne ; A ces causes, et pour la confiance que nous avons de votre fidélité et affection au bien de nostre ser- vice, valeur, expérience et bonne conduitte, Nous avons commis et ordonné, commettons et ordonnons par ces présentes signez de nostre main, pour recevoir des mains des Anglois et Ecossois en nostre nom ledit Port Royal et d’iceluy en prendre possession et pour cet effet suivre et observer de point en point les instructions à vous donnez par nostre ordre par nostre très cher et très aimé cousin le Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France, Grand Maistre, Chef surintendant général de la navigation et commerce de ce royaume, de ce faire donnons pouvoir, authorité, commission et mande- ment spécial par ces présentes. Car tel est nostre bon plaisir. SALUT : Donné, etc 1632. (Signé) : LOUIS.

Louis, By the Grace of God, King of France and Navarre, to our dear and well-loved Commander of Razilly, Having been granted between the commissioners by Us deputy and the Lord “Wake, Ambassador of our very dear and well-loved brother and brother-in-law, cousin and former ally, the King of Great Britain, that the places of Quebec, Port Royal and Cape Breton, located in New France, taken by the English and Scots on our subjects since the peace treaty made between we and the said King on the twenty-fourth day of April, 1629, would be returned and restored into our hands or to those who would have orders from us, and being for this subject necessary to commission some person who could receive for us the said places and particularly the said, Port Royal, to remove the Scots and other subjects from Great Britain For these causes, and for the confidence we have of your fidelity and affection for the good of our service, valor, experience and good conduct, We have committed and ordered, hereby commit and order signed by our hand, to receive from the hands of the English and Scots in our name the said Port Royal and from iceluy to take possession of it and for this purpose follow and observe from point to point the instructions given to you by our order by our very dear and much loved cousin Cardinal Richelieu, Duke and Peer of France, Grand Maistre, Chief Superintendent General of Navigation and Commerce of this kingdom, to do this we give power, authority, commission and special mandate hereby. For this is our good pleasure. SALUTION: Given, etc. 1632. (Signed): LOUIS.


RECOGNOISSANCE DU SIEUE DE RAZILLY. ( NO 42 ) ( No 586 )

A Paris, ce douzeième jour de may, 1632. Le Commandeur de Eazilly, soussigné, reconnoit qu’outre l’original de la commission du Eoy, Monseigneur Bouthillier, Conseiller et Secrétaire d’Estat, luy en a encore délivré un autre de pareille teneur par commande- ment du Eoy, laquelle a esté expédiée, le nom en blanc, pour au cas que par accident ledit Sieur de Eazilly fust empesché d’aller luy mesme faire ce qui lui est ordonné par ladite commission cy dessus transcrite, il puisse faire rem- plir l’autre du nom de quelque personne qu’il jugera agréable à Sa Majesté et propre pour effectuer ce qu’elle contient. Le Commandant DE RAZILLY

In Paris, this twelfth day of May, 1632. The Commander of Razilly, undersigned, acknowledges that in addition to the original of the King’s commission, Monseigneur Bouthillier, Advisor and Secretary of State, has also delivered another one of the same content by command of the King, which was sent, the name blank, so that in the event that by accident the said Lord of Razilly was prevented from going himself to do what is ordered to him by the said commission transcribed above, he can have the other filled with the name of some person whom he judges pleasing to His Majesty and suitable to carry out what it contains. Commander DE RAZILLY


Concession de la rivière et baye Sainte Croix, à Monsieur de Razilly. Paris, le 29 may, 1632

Concession of the river and bay of Sainte Croix, to Mr. de Razilly.


Concession de la Compagnie de la Nouvelle France à Charles Estienne Sieur de la Tour, lieutenant général de l’Acadie, du fort de la Tour en l’Acadie sur la rivière St. Jean. Le 15 Juin, 1632.

Concession of the Compagnie de la Nouvelle France to Charles Estienne Sieur de la Tour, lieutenant general of Acadia, of Fort de la Tour in Acadia on the St. Jean River. June 15, 1632.


LETTRE DU ROY A MONSIEUR D’AUNAY CHARNIZAY . ( No 45 ) ( No 598), A Saint Germain, en, Laye, le 10 Fev.

Monsieur d’Aunay Charnizay : Voulant qu’il y ayt bonne intelligence entre vous et le Sieur de la Tour, sans que les limites des lieulx où vous avez à commander l’un et l’autre puisse donner sujet de controverse entre vous, j’ay jugé à propos de vous faire entendre particulièrement mon intention, touschant l’estendue des dits lieulx qui est que soubs l’authorité que j’ay donnée à mon cousin le Cardinal Duc de Eichelieu, sur toutes les terres nouvellement descouvertes par le moyen de la navigation dont il est surintendant, vous soyez mon lieutenant G-énéral en la coste des Etchemins, à prendre depuis le milieu de la terre Ferme de la Baye Françoise jusqu’au district de Canceaux, ainsy vous ne pourrez changer aucun ordre dans l’habitation de la rivière St. Jean, faict par le dit Sieur de la Tour qui ordonnera de son ecconomie et peuplade comme il jugera à propos, et le dit Sieur de la Tour ne s’ingérera non plus de rien changer aux habitations de la et Port Royal ny des ports de ce qui est. Quand à la troque, on en usera comme l’on a faict du vivant du Com- mandeur de Eazilly. Vous continuerez au reste et redoublerez vos soings en ce qui est de la conservation des lieulx qui sont dans l’estendue de vostre charge et spéciale- ment de prendre garde exactement qu’il ne s’establisse aucun estranger dans le païs et costes de la Nouvelle France, dont les Eoys mes prédécesseurs ont faict prendre possession en leur nom. Vous me donnerez compte au plustost de Testât des affaires de là et particulièrement soubs quel prétexte et avecque quel aveu et commissions quelques estrangers se sont introduicts et ont formé des habitations ès dites costes affin que j ‘ y faie pourvoir et vous envoyé les ordres que je jugeray nécessaires sur ce sujet par les premiers vaisseaux qui yront en vos quartiers. Sur ce je prye Dieu qu’il vous ayt, Monsieur d’Aunay de Charnizay en Sa Saincte Garde. LOUIS.

Monsieur d’Aunay Charnizay: Wanting there to be good understanding between you and the Sieur de la Tour, without the limits of the places where you have to command one or the other giving rise to controversy between you, I thought it appropriate to make my intention particularly clear to you, bearing in mind the extent of the said places which is that under the authority that I have given to my cousin the Cardinal Duke of Eichelieu, over all the lands newly discovered by means of of navigation of which he is superintendent, you are my lieutenant general in the coast of Etchemins, to be taken from the middle of the mainland of Baye Françoise to the district of Canceaux, so you will not be able to change any order in the habitation of the St. Jean River, made by the said Sieur de la Tour who will order his economy and people as he judges appropriate, and the said Sieur de la Tour will not interfere in changing anything in the habitations of the and Port Royal ny of the ports of that is. As for barter, we will use it as we did during the lifetime of the Commander of Eazilly. You will continue for the rest and redouble your care with regard to the conservation of the places which are within the scope of your responsibility and especially to take care exactly that no foreigner settles in the country and the coasts of the New France, of which the Eoys my predecessors took possession in their name. You will give me an account as soon as possible of the affairs there and particularly under what pretext and with what confession and commissions some foreigners have introduced themselves and formed dwellings in the so-called coasts so that I can provide for them and send you the orders that I will be judged necessary on this subject by the first ships which will arrive in your quarters. On this I pray to God that he has you, Monsieur d’Aunay de Charnizay in His Holy Guard. LOUIS.


LETTRE DU REV . PÈRE IGNACE , CAPUCIN . ( N° 12) ( N° 81 ) Senlis, ce 6e Aoust 1653.

Monsieur, Nostre Bon Dieu vous donne sa paix. Pour respondre à la vostre que j’ay reçue samedy dernier au soir, je vous diray qu’il faut que j’avoue que c’est une grande malice à quelque personnes d’avoir deschiré la très digne renommée de feu M. Charles de Menou, chevallier Seign. d’Aulnay de Charnizay, gouverneur et lieutenant Général, représentant le Roy dans toutte l’estendue des pais et costes d’Accadie, et isles adjacentes ; païs de la Nouvelle Prance en l’Amérique

Septentrionalle : pendant qu’il vivoit. Je vous diray pourtant que cette malice est bien autrement criminelle de la doscliirer encore après sa mort. Avec quelle conscience ces calomniateurs peuvent-ils dire que le dit feu Seign. d’Aulnay de Charnizay est mort en désespéré et comme un abandonné et chastié de Dieu; calomnie tellement fausse que je m’estonne comme la terre ne s’ouvre pas pour les engloutir. Monsieur, je vous assure que depuis la my novembre 1649 jusques au 22 may de l’an 1650 que je demeuray au Port Royal avec le dit Seigr. d’Aulnay Charnizay ; excepté quelques 15 jours ou 3 semaines qu’il fust faire un voyage vers la terre de Basques en son fort de la Rivière Sainct Jean, je luy entendis tout ce tems parler souvent de la mort dans l’esprit d’un asme choisie de Dieu. Je ne Pavois jamais vu si résigné à ses sainctes volontez, sy* désireux et sy emflammé à le servir et souffrir pour son amour tout ce qui luy pouvoit de nouAr eau arriver de fascheux. Je le vis tout ce tems dans une volonté absolue de satisfaire à ceux auquel il pouvoit devoir ce que la justice ordonneroit leur estre due ; ce qui s’entend seulement de M. Le Borgne et de M. Deruys marchands d’autant qu’il ne croyoit pas en conscience leur devoir tout ce qu’ils demandoient. Pour les autres dettes, il n’y voyoit point de difficultez, aussy alloit-il travailler puissamment pour satisfaire à un chacun sy Dieu n’en eust disposé autrement. Il fust si soigneux, tout ce tems de 6 à 7 mois que je demeuray seul de prestre et missionnaire au Port Royal avec luy, de tenir sa conscience pure et nette devant Dieu, qu’il se confessa toujours de deux jours l’un, et bien des fois tous les jours ; il semble que Dieu le disposoit à la mort qu’il lui arriva inopinément, mais non pas subitement ny à l’improviste, parce- que d’un gros tems, ayant viré dans un canot d’écorce dans le grand bassin du dit Port Royal vers la ” Rée ” de l’esturgeon, où il y a d’estranges courants, sur l’un des bouts de son canot, et son valet sur l’autre bout ; environ une heure et demie, il resta plein de jugement, exortant de fois à autre ce valet, lequel estant plus vigoureux que son maistre, ne succomba pas à l’extresme froideur qu’ils eurent tous deux, comme fist mon dit Sieur d’Aulnay Char- nizay qui mourust de froid et non de l’eau qu’il avoit bue ; car il en avoit comme point pris. Cette mort arriva le 24 may 1650.

Je l’avois confessé et communié deux jours auparavant, sçavoir le dimanche au matin. Le 22 dudit may, en cette dernière confession qu’il me fist, je trouvay à grande peine matière d’absolution. Le samedy im- médiatement devant ce dimanche 22 may 1650, je le vis revenir, au soir d’une grande demy lieue, au delà de la grande et petite Eée, tout percé depluye et fangeux jusques à ta ceinture et aux coudes, tant il estoit zélé pour faire pomptement du bled au païs pour l’establissement de la Foye et du nom François. Il venoit de poser des piquets, tracé les lignes et tendre les cordeaux pour faire un nouvel assesehement de terre, pendant mesme qu’il pleuvoit à verse sur luy, estant de retour, moy présent à la susdite grand Eée, il ne tesmoigna jamais le moindre sentiment de déplaisir, mais attendit avec une patience angôlique la commodité de ses gens pour changer de tout. Il a bien faict d’autres actions dans sa vie. Il a esté souvent assez pauvre en son vivant ; ainsy que vous mesme avez pu voir. Il a jeusné exactement à la mer et sur terre tous les jeusnes de l’Eglise sans les autres dévotions qu’il a faicts, il entendoit la messe tous les jours et le salust tous les soirs. Quand il estoit à l’Eglise, il portoit un si grand respect au très Sainct Sacrement qui est dans nos tabernacles et à la parolle de Dieu qu’il ne se couvroit jamais la teste et y estoit perpétuellement à genoux, excepté quelquefois durant les vespres qu’il se tenoit debout. Les six mois derniers devant sa mort, il assista tous les jours aux litanies de la Saincte Vierge que nous disions régulièrement à 4 heures l’après midy et ensuitte une demy heure entière devant l’autel où je faisois oraison fervente à Dieu, cependant que la faisions renfermez derrière l’autel dans notre petit chœur. Il estoit fort zélé pour la foy, et portoit de très grands respects à l’Eglise et aux prestres, mesmes au moindre religieux. Sa charité envers les pauvres sauvages et à l’endroit de ses domestiques subjets et estrangers a esté très rare. Il estoit entièrement changé de ce qu’il avoit esté autrefois. Je ne scaurois raconter la miliesme du bien que j’ay vu en luy. Je ne luy ay jamais entendu dire une seule parolle en tout ce tems au desadvantage de qui que ce soyt, ennemy ou autre. Ma croyance est que Dieu le recompense au ciel de sa bonne vie, de ses travaux et de ses souffrances qu’il a enduré pour l’amour de luy. Je mets au nombre de ces souffrances la façon dont il est mort, qu’il a reçu de la main de Dieu et dont il luy a faict une offrande en son cœur,

possible l’une des plus agréables qu’il luy ayt faict en sa vie, bien qu’il luy en ayt faict de très grandes et d’une très suave odeur devant sa divine Majesté. . Voylà en peu ce que ma conscience m’oblige de vous dire pour vostre plus grande satisfaction et de ceux qui verront et entendront la pré- sente, principalement pour la justification dudit Sr d’Aulnay de Charnizay que l’on calomnie tant après sa mort. En somme à vostre requeste et prière dans nostre dernière de Paris datée du 28 juillet, de la présente année, 1653. J’atteste, moy, frère Ignace de Paris, capucin, à présent de famille de nostre couvent des frères capucins de Senlis qu’estant actuellement missionnaire en l’Acadie, en 1650, j’ay confessé et communié de ma propre main, le dimanche au matin, 22 may, de la dite année 1650, M. Charles de Menou, chevallier, Seigr d’Aulnay de Charnizay, gouverneur et lieutenant Général, représentant le Eoy dans toutte l’estendue des pais et des costes d’Acadie et Isles adjacentes do la Nouvelle France en l’Amérique Septen- temtrionalle, et 2 jours après, le 24 du d. mois de may, de l’an 1650 estant mort de froid sur l’eau, y ayant son corps jusque sur les épaules, l’un des bouts de son canot estant entre ses jambes qu’il l’empeschait de se noyer. Je fus quérir son corps de l’autre bord de la rivière d’où estoit son fort du Port Eoyal, et le lendemain atx matin la veille de l’Ascension, de nostre Seigneur, le 25 may de l’an 1650, je l’enterray solonellement en présence de sa femme, madame la gouvernante, du gr de la Verdure et tous soldats et habitans du dit Port Eoyal, en la chapelle du dit Port Eoyal, en sa place où il se mettoit et où il y avoit desjà un de ses petits enfans en terre. En foy de quoy j ‘ a y signé, moy, frère Ignace de Paris. Faict en nostre couvent des frères capucins de Senlis, ce jourd’huy, six Aoust 1653. Monsieurs, je suis vostre très humble et très affectionné serviteur en nostre Seigneur, FE. IGNACE.

Pour la plus grande satisfaction de tous ceux qui verront la présente, ils sçauront que le Roy a tellement reconnu la vertu, bonne et sage conduitte du dit deffunt Seigneur d’Àulnay de Charnizay, qu’il l’a honoré pour ses faicts héroiques tant pour ce qui concerne le Eoy et Religion Chrestienne ; que pour l’establissement de la colonie françoise et l’authorité qu’il y a estably de Sa Majesté quelle luy a donnez par des lettres patentes du mois de février, 164*7, le gouvernement et sa lieutenance perpétuelle représentant sa personne et la propriété du dit païs, costes et isles adjacentes à luy et aux siens, à la charge de son hommage. Et Monseigneur le Duo de Vendôme, pair, grand maistre, chef et surintendant général de la navigation et com- merce de France, a tellement estimé la vertu du dit deffunt seigneur d’Aulnay de Charnizay et le zèle avec lequel il s’est porté pendant sa vie à l’advancement de la religion chrestienne dans le susdit païs et y faire valloir l’authorité du Roy et le nom de la France, que depuis son décès par une action digne de la grandeur du dit seigneur, il a bien voulu prendre en sa protection particulière madame la veuve et messieurs ses enfans ; que Sadite Majesté a donné à Sadite Altesse de Yendôme le dit gouverne- ment et sa Lieutenance perpétuelle, représentant sa personne par ses lettres patentes du mois de novembre, 1652, de confirmation du traitté par luy faict avec ladite yeuve et ses parens des Mineurs, de coseigneur propriétaire dudit païs, costes et isles adjacentes, pour sa dite Altesse de Vendôme et les siens. Et par cela l’on peut connoistre que Dieu avoit choisy le dit feu Seigneur d’Aulnay de Charnizay pour précurseur d’un si grand Prince, pour aug- menter par son authorité la foy chrestienne parmy les sauvages et la colonie françoise.

Sir, Our Good God gives you his peace. To respond to your letter that I received last Saturday evening, I will tell you that I must admit that it is a great malice to some people to have torn apart the very worthy reputation of the late Mr. Charles de Menou, Knight Lord. d’Aulnay de Charnizay, governor and lieutenant general, representing the King throughout the extent of the countries and coasts of Accadia, and adjacent islands; country of New France in America

Northern: while he lived. I will tell you, however, that this malice is much more criminal to continue to do so after her death. With what conscience can these slanderers say that the said late Lord. d’Aulnay de Charnizay died in despair and as one abandoned and chastised by God; slander so false that I am surprised that the earth does not open to swallow them up. Sir, I assure you that from November my 1649 until May 22 of the year 1650 that I remained at Port Royal with the said Seigr. of Aulnay Charnizay; except for a few 15 days or 3 weeks that he was making a trip to the land of Basques in his fort of the Sainct Jean River, all this time I heard him speak often of death in the spirit of an assm chosen by God . I have never seen him so resigned to his holy will, so eager and eager to serve him and suffer for his love anything unfortunate that could happen to him again. I saw him all this time in an absolute desire to satisfy those to whom he could owe what justice would order to be due to them; which only means Mr. Le Borgne and Mr. Deruys, merchants, especially since he did not consciously believe they owed everything they asked. For the other debts, he saw no difficulty, so he would work mightily to satisfy everyone if God had not arranged otherwise. He was so careful, all this time of 6 to 7 months that I remained alone as priest and missionary at Port Royal with him, to keep his conscience pure and clear before God, that he always confessed every two days, and many times every day; it seems that God disposed him to death which happened to him unexpectedly, but not suddenly or unexpectedly, because in bad weather, having veered into a bark canoe in the large basin of the said Port Royal towards the “Rée” of the sturgeon, where there are strange currents, on one end of his canoe, and his servant on the other end; for about an hour and a half, he remained full of judgment, excoriating from time to time this valet, who being more vigorous than his master, did not succumb to the extreme coldness that they both had, as my said Lord of Aulnay Charnizay who died of cold and not of the water he had drunk; because he had taken it as a point. This death occurred on May 24, 1650.

I had confessed and received communion two days before, namely on Sunday morning. On the 22nd of May, in this last confession that he made to me, I found it difficult to find grounds for absolution. On Saturday, immediately before this Sunday, May 22, 1650, I saw him return, in the evening from a great half a league, beyond the great and small Ea, all pierced with rain and muddy up to your belt and elbows, so much so that he was zealous to do pompously for the country for the establishment of the Foye and the name François. He had just placed stakes, traced the lines and stretched the cords to make a new layer of earth, even though it was pouring rain on him, being back, me present at the above-mentioned great Ea, he never testified the less feeling of displeasure, but waited with angelic patience for the convenience of his people to change everything. He did other things well in his life. He was often quite poor during his lifetime; as you yourself could see. He fasted exactly at the sea and on land all the fasts of the Church without the other devotions that he performed, he heard mass every day and the salust every evening. When he was in Church, he had such great respect for the Most Holy Sacrament which is in our tabernacles and for the word of God that he never covered his head and was perpetually on his knees, except sometimes during vespers. that he was standing. For the last six months before his death, he attended every day the litanies of the Blessed Virgin which we said regularly at 4 o’clock in the afternoon and then for a whole half hour in front of the altar where I made fervent prayer to God, while We locked her behind the altar in our little choir. He was very zealous for the faith, and had great respect for the Church and the priests, even to the least religious. His charity towards poor savages and towards his domestic subjects and foreigners was very rare. He was entirely changed from what he had been before. I couldn’t tell you how much good I saw in him. I have never heard him say a single word in all this time to the disadvantage of anyone, enemy or otherwise. My belief is that God rewards him in heaven for his good life, his works and his sufferings which he endured for his sake. I include among these sufferings the way in which he died, which he received from the hand of God and how he made an offering to him in his heart,

possible one of the most pleasant ones he had done to her in his life, although he had done some very great ones to her and had a very sweet odor before his divine Majesty. Here is a little of what my conscience obliges me to tell you for your greatest satisfaction and for those who will see and hear this, mainly for the justification of the said Sr. d’Aulnay de Charnizay who is slandered so much after his death . In short, to your request and prayer in our latest from Paris dated July 28, of the present year, 1653. I attest, I, Brother Ignace of Paris, Capuchin, now of the family of our convent of the Capuchin brothers of Senlis that Being currently a missionary in Acadia, in 1650, I confessed and took communion with my own hand, on Sunday morning, May 22, of the said year 1650, Mr. Charles de Menou, knight, Seigr d’Aulnay de Charnizay, governor and lieutenant general, representing the Eoy throughout the extent of the countries and coasts of Acadia and adjacent islands of New France in North America, and 2 days later, on the 24th of d. month of May, of the year 1650, having died of cold on the water, having his body there up to his shoulders, one of the ends of his canoe being between his legs which prevented him from drowning. I went to fetch his body from the other side of the river where his fort at Port Eoyal was located, and the next morning atx morning the eve of the Ascension of our Lord, May 25 of the year 1650, I he was buried solemnly in the presence of his wife, Madame the governess, the gr de la Verdure and all the soldiers and inhabitants of the said Port Eoyal, in the chapel of the said Port Eoyal, in his place where he was placed and where there was already a of her little children on earth. In witness whereof I, Brother Ignace of Paris, have signed it. Made in our convent of the Capuchin brothers of Senlis, this day, August 6, 1653. Sirs, I am your very humble and very affectionate servant in our Lord, FE. IGNACE.

For the greatest satisfaction of all those who see this, they will know that the King so recognized the virtue, good and wise conduct of the said late Lord of Àulnay de Charnizay, that he honored him for his heroic deeds both as regards the Eoy and Christian Religion; that for the establishment of the French colony and the authority that there is estably of His Majesty which gave him by letters patent of the month of February, 1647, the government and his perpetual lieutenancy representing his person and the property of the said country, coasts and islands adjacent to him and his, at the expense of his homage. And Monsignor the Duo of Vendôme, peer, grand master, head and general superintendent of navigation and commerce of France, so esteemed the virtue of the said late lord of Aulnay de Charnizay and the zeal with which he carried himself during his life to the advancement of the Christian religion in the aforementioned country and to promote the authority of the King and the name of France, that since his death by an action worthy of the greatness of the said lord, he was kind enough to take into his particular protection the widow and her children; that the said Majesty gave to the said Highness of the Endôme the said government and his perpetual Lieutenancy, representing his person by his letters patent of the month of November, 1652, of confirmation of the treaty made by him with the said widow and her relatives of the Minors, of co-lord owner of the said country, coasts and adjacent islands, for his said Highness of Vendôme and his family. And from this we can know that God had chosen the said late Lord of Aulnay de Charnizay as the precursor of such a great Prince, to increase through his authority the Christian faith among the savages and the French colony.


COMMISSION POUR LES NICOLAS DENYS, — GOUVERNEUR DU L’ACADIE ETC. , JUSQUES AT A VIRGINIE (N° 13) ( NO 101)

Louis, Par la grâce de Dieu, Eoy de France et de Navarre. A tous présens et à venir, estant bien informé et assuré de la louable et recommandable affection, peine et dilligence que le Sr Nicholas Denys escuyer, qui estoit cy devant instruit et estably par la compagnie de la Nouvelle France Gouverneur en toute l’estendue de la Grande Baye St. Laurens et isles adjacentes, à commencer depuis le Cap de Canpceau jusques au Cap des Rosiers, en la Nouvelle France, et lequel depuis neuf ou dix ans a apporté et utilement employé tous ses soings tant à la conservation des Sau- vages dudit païs à la foy et religion chrestienne que l’cstablissemont de nostre authorité en toutte l’estendue dudit païs, ayant construit des forts et contribué de son possible à l’entretien de plusieurs Ecclésiastiques Reli- gieux pour l’instruction des enfans desdits Sauvages, et travaillé au desfri- chement des terres où il auroit faict bastir plusieurs habitations, ce qu’il auroit continué de faire s’il n’eust esté empesché par Charles de Menou Sieur D’Aulnay Charnizay, lequel, a main’ armée, et sans aucun droit l’en auroit chassé, pris de son authorité privée lesdits forts, marchandises etc., sans en faire aucune satisfaction et mesme ruiné lesdites habitations, de sorte que pour remettre ledit païs, le restablir à son premier estât pour estre capable d’y recevoir les colons qui y avoient commencé leur establissement par le moyen desdites habitations qui y estoient faictes et construites et des forts dont ledit Charnizay s’est emparé, il est nécessaire d’y envoyer hommes capables et instruicts en la connoissan.ee des lieux, fidelles à nostre service pour prendre lesdits forts ou en construire d’autres, èt remettre ledit païs sous nostre domination et ladite compagnie dans ses droits et pour la deffence du pais, munis et garder lesdits forts et ceux qui seront faicts, de nombre suffisant de gens de guerre et autres choses nécessaires, où il con- vient faire de grandes dépenses, et pour nous rendre un service de cet importance, estant assuré du zèle, sbing industrie, courage, valeur, bonne et sage conduicte dudit Sr Denys, lequel nous auroit esté nommé et présenté

par ladite compagnie dans ses droits et pour la deffenco dudit païs, avons de nostre certaine science, pleine puissance et authorité lloyalle icelluy Sieur Denys confirmé, et confirmons de nouveau en tant quo de besoing est ou seroit, ordonné et estably. ordonnons et establissons par ces présentes, signez de nostre main, Gouverneur et nostre Lieutenant G-eneral, repré- sentant nostre personne, en tout le païs, territoire, costes et confins de la grande Baye de St. Laurens, à commencer du Cap de Canpceaujusques au Cap des Rosiers, Mes de Terre Neuve, du Cap Breton, de St. Jean et autres isles adjacentes, pour y restablir nostre domination, et ladite compagnie de la Nouvelle France dans ses droits, y faire reconnoistre nostre nom, puissance, et authorité, assujettir, soumettre, et faire obéir les peuples qui y habitent et les faire instruire en la connoissance du vray Dieu, et en la lumière de la foy et religion chrestieune, et y commander tant par mer que par terre, ordonner et faire exécuter tout ce qu’il connôistra se devoir et pouvoir faire pour maintenir et conserver lesdits lieux soubs nostre authorité et puis- sance, avec pouvoir de commettre, establir et instituer, tous officiers tant de guerre que de justice pour la première fois, et de là en avant nous les nommer et présenter pour les pourvoir, et leur donner nos lettres à ce nécessaires, et selon les occurrences des affaires avec l’advis et conseil des plus prudens et capables, establir loys et status et ordonnances le plus qu’il se pourra conformes aux nostres, traitter et contracter paix, alliances et confé- dération avec lesdits peuples, ou autres, ayant pouvoir et commandement sur eux, leur faire guerre ouverte, pour establir et conserver nostre autho- rité, et la liberté du traffic et negosse, entre nos subjets et eux et autres ; car il jugera à propos jouir et octroyer à nos subjets qui habiteront ou négos- cieront audit païs, et aux originaires grâces, privilèges et honneurs selon les qualité’/ et mérites des personnes sous nostre bon plaisir ; Entendons et voulons que ledit Sieur Denys se reserve, approprie et jouisse, pleinement et paisiblement de touttes les terres cy devant concédez par ladite compagnie de la Nouvelle France, luy et les siens, et de celles en donner et départir telle part qu’il advisera tant à nos dits subjets qui s’y establiront qu’aux dits originaires, ainsy qu’il jugera bon estre, selon les qualitez, mérites et services des personnes, faire soigneusement chercher les mines d’or, d’argent, cuivre et autres métaux et minéraux, et de les faire mettre et convertir en usage, comme il est prescrit par nos ordonnances

nous réservant du proffit qui en viendra de celles d’or et d’argent seulement le dixième denier, et luy déllaissons et affectons ce quy nous en pourrait apartenir des autres métaux et minéraux, pour lui ayder à supporter les autres dépenses que sa dite charge lui apporte. Voulons que ledit Sieur Denys, privativement à tous autres jouisse du privilège, pouvoir et faculté de traiïie, et faire la traitte de pelle- terie avec lesdits Sauvages dans toute l’estendue dudit païs de terre ferme et coste de la grande baye du St. Laurens, Terre Neuve, Cap Breton et autres Isles adjacentes pour en jouir de touttes les choses cy dessus décla* rez, et pour ceux qu’il commettra et à qui il en voudra donner la charge, et qu’il luy soyt faict raison parla veuve dudit Sr d’Aulnay de Charnizay et ses héritiers de touttes les pertes et dommages qu’il a souffert de la part dudit d’Aulnay de Charnizay. De plus, Nous avons donné et donnons, attribué et attribuons audit Sieur Denys, le droit, faculté et pouvoir de faire une compagnie séden- taire de la pesche des molucs, saumons, macqueraux, harans, sardines, vaches marines, loups marins et autres poissons qui se trouveront en toutte l’estenduc dudit pais, costes de l’Acadie, jusqu.es aux Virginies et isles adjacentes, à laquelle compagnie seront reçus tous les habitans dudit pais, pour telle part qu’ils y voudront entrer pour des proffits, y participer de ce que chacun y aura mis, et deffence a toute per- sonne, de quelque qualité et condition qu’ils soyent d’entreprendre sur ladite compagnie pour faire ladite pesche sédentaire en toute l’estendue du païs, à la reserve toutefois de nos subjets que nous voulons et entendons pourvoir par tout ledit païs de la Nouvelle France, avec navires et en tels ports et havres que bon leur semblera pour y faire pesche verte et sèche» tout ainsy qu’à l’ordinaire sans y pouvoir estre troublez en aucune façon par ladite compagnie, faisant très expresses inhibitions et deffences à tout marchai)s, maistres et capitaines de navires et autres nos subjets originaires dudit païs de quelque estât et condition qu’ils soyent de faire la traitte des pelleteries avec les Sauvages dudit pays ny ladite pesche sédentaire sans son exprès congez et permission, à peine de désobéissance et confiscation entière de leurs vaisseaux, armes, munitions, marchandises, au proffit dudit Sieur Denys et de dix mille livres d’amende ; permettons audit Sr Denys de les empescher par touttes voyes, et d’arrester

es contrevenans à nos dites deffences, leurs navires, armes et victuailles pour les remettre en mains de la justice et estre procédé contre les personnes et biens des désobéissans ainsy qu’il appartiendra et à ce que cette inten- tion et volonté soyent notoire, et qu’aucun n’en prétende cause d’ignorance ; Mandons et ordonnons à tous nos officiers, justiciers, qu’il appartiendra qu’à la requestc dudit Sieur Denys, ils ayent à faire lire, publier, et registrer ces présentes, et le contenu en ycelles faire garder et observer ponctuel- lement faisant mettre et aflicher en postes, havres, et autres lieux de nostre Royaume, païs et terres de nostre obéissance que besoing sera, un extraict sommaire du contenu en ycelles, voulant qu’aux copies qui en seront duëment collationiiez, par nos amés et féaux conseillers, secrétaire ou notaire Royal sur ce requis foy soyt ajouté comme au présent original ; CAR TEL est nostre plaisir, en témoins de quoy nous avons faict mettre notre scel à ces dites présentes. SIGNE (LOUIS)

Louis, By the grace of God, Kingy of France and Navarre. To all present and future, being well informed and assured of the laudable and recommendable affection, effort and diligence that Sr. Nicholas Denys escuyer, who was here before instructed and established by the company of New France Governor in the entire extent of the Grande Baye St. Laurens and adjacent islands, starting from Cap de Canpceau to Cap des Rosiers, in New France, and which for nine or ten years has provided and usefully employed all its care both for the conservation of the Sau- vages of the said country to the Christian faith and religion that the establishment of our authority throughout the extent of the said country, having built forts and contributed as much as possible to the maintenance of several Religious Ecclesiastics for the instruction of the children of the said Savages, and worked on clearing the land where he would have had several dwellings built, which he would have continued to do if he had not been prevented by Charles de Menou Sieur D’Aulnay Charnizay, who, by armed force , and without any right would have driven him out, taken from his private authority the said forts, merchandise etc., without making any satisfaction and even ruined the said dwellings, so that to restore the said country, restore it to its first state to be capable of receiving the colonists who had begun their establishment there by means of the said dwellings which were made and constructed there and the forts which the said Charnizay had seized, it is necessary to send there men capable and educated in the knowledge of it. ee of the places, faithful to our service to take the said forts or build others, and to put the said country under our domination and the said company in its rights and for the defense of the country, equipped and guarding the said forts and those which will be made, of sufficient number of men of war and other necessary things, where it is appropriate to make great expenses, and to render us a service of this importance, being assured of the zeal, great industry, courage, valor, good and wise conduct of the said Sr. Dionysius, who would have been named and presented to us

by the said company in its rights and for the defense of the said country, we have of our certain knowledge, full power and authority the loyalty of Sieur Denys confirmed, and let us confirm again as far as the need is or would be, ordered and established. we hereby order and establish, sign with our hands, Governor and our Lieutenant General, representing our person, throughout the country, territory, coasts and confines of the great Bay of St. Laurens, beginning from the Cape of Canpceau as far as Cap des Rosiers, Mes de Terre Neuve, Cape Breton, St. Jean and other adjacent islands, to reestablish our domination there, and the said company of New France in its rights, to have our name, power, and authority, subjugate, submit, and make obey the people who live there and instruct them in the knowledge of the true God, and in the light of the Christian faith and religion, and command there both by sea and by land, order and execute everything he knows he must and can do to maintain and preserve the said places under our authority and power, with the power to commit, establish and institute, all officers both of war and of justice for the first time, and from there in advance we name them and present them to provide for them, and give them our letters to what is necessary, and according to the occurrences of affairs with the advice and counsel of the most prudent and capable, establish laws and statutes and ordinances as much as possible. may conform to ours, treat and contract peace, alliances and confederation with the said peoples, or others, having power and command over them, make open war against them, to establish and preserve our authority, and the freedom of traffic and commerce , between our subjects and them and others; for he will judge it appropriate to enjoy and grant to our subjects who will inhabit or negotiate in said country, and to the original graces, privileges and honors according to the qualities and merits of the people under our good pleasure; We understand and want the said Sieur Denys to reserve, appropriate and enjoy, fully and peacefully, all the lands to be granted by the said company of New France, to him and his people, and of those to be given and disposed of in such a share as he may wish. both to our said subjects who will settle there and to the said originators, as well as it will judge good to be, according to the qualities, merits and services of the people, to carefully search for the mines of gold, silver, copper and others metals and minerals, and to have them put and converted into use, as prescribed by our ordinances

reserving from the profit which will come from those of gold and silver only the tenth denier, and we release to him and allocate what could belong to us from the other metals and minerals, to help him to bear the expenses other than his said charge brings him. We want the said Sieur Denys, privately to all others, to enjoy the privilege, power and faculty of milking, and to trade pelts with the said Savages throughout the entire extent of the said country of mainland and the coast of the great bay of St. Laurens, Newfoundland, Cape Breton and other adjacent Isles to enjoy all the things above declared, and for those that he commits and to whom he wants to give the responsibility, and that he be made right by speaking widow of the said Sr d’Aulnay de Charnizay and her heirs for all losses and damages that he suffered at the hands of the said Sr d’Aulnay de Charnizay. In addition, We have given and are giving, attributed and are granting to said Mr. Denys, the right, faculty and power to make a sedentary company fishing for molucs, salmon, mackerels, harans, sardines, sea cows, sea bass and others fish which will be found throughout the extent of the said country, the coasts of Acadia, as far as the Virginias and adjacent islands, in which company all the inhabitants of the said country will be received, for such a share that they will wish to enter for profits , participate in it with what each person has put into it, and forbid any person, of whatever quality and condition they may be, to undertake in the said company to carry out the said sedentary fishing throughout the entire extent of the country, with the reservation however, of our subjects that we want and intend to provide throughout the said country of New France, with ships and in such ports and harbors as they see fit to do green and dry fishing there, just as usual without being able to do so. be disturbed in any way by the said company, making very express inhibitions and prohibitions to all merchants, masters and captains of ships and other our subjects originating from the said country of whatever state and condition they are from trading furs with the Savages of the said country nor the said sedentary fishing without his express leave and permission, on penalty of disobedience and complete confiscation of their vessels, weapons, ammunition, goods, for the benefit of the said Mr. Denys and a fine of ten thousand pounds; let’s allow said Sr Denys to prevent them in every way, and to arrest

are violators of our said defenses, their ships, weapons and victuals to place them in the hands of justice and to be proceeded against the persons and property of the disobedients so that it will be up to this intention and will to be known, and let no one claim it is due to ignorance; Let us mandate and order to all our officers, justices, that it will be up to the request of the said Mr. Denys, they have to have these presents read, published, and registered, and the content in them kept and observed punctually putting and display in posts, havens, and other places of our Kingdom, countries and lands of our obedience as necessary, a summary extract of the contents in these, wanting that the copies which will be duly collated, by our friends and faithful advisors, secretary or Royal notary on this required faith be added as to the original present; FOR SUCH is our pleasure, as witnesses to which we have placed our seal on these said presents. SIGNED (LOUIS)


(No 14) (No 127)

Le Sieur Emmanuel le Borgne est allé à l’Acadie en 1654 pour y porter des provisions et des munitions suivant les ordres qu’il en avoit reçus de Monsieur le Duc de Vendôme en exécution de son traitté de 1652

En 1654, Monsieur le Duc de Vendôme envoyé en Àcadie le navire le Chateaufort, chargé de touttes sortes de Marchandises, vivres et munitions, montant à 15000 lbs., ainsy qu’il est justiffié par les factures et le tesmoignage d u Gappitaine Bertrand qui le commandoit. Mais ce vaisseau ayant esté pris par les Anglois, total fust perdu.

Sieur Emmanuel le Borgne went to Acadia in 1654 to bring provisions and ammunition there following the orders he had received from the Duke of Vendôme in execution of his treaty of 1652

In 1654, the Duke of Vendôme sent the ship Chateaufort to Acadia, loaded with all kinds of goods, food and ammunition, amounting to 15,000 lbs., as it is justified by the invoices and the testimony of Gappitaine Bertrand who commanded. But this ship having been taken by the English, everything was lost.


CAPITULATION DU PORT ROYAL . ( N° 15 ) ( N° 107 )

Le 16 Aoust, 1654. Résultat de tous les articles présentez par Mons. de la Verdure, tant en qualité de cappitaine commandant dans le Port Royal pour le Roy que comme subrogé tuteur des eni’ans mineurs de deffunt M. d’Aulnay à Mons. Robert Sedgwich, gênerai de l’Escadre et commandant en chef par touttes les costes de la Nouvelle Angleterre sur l’authorité de Son Altesse Olivier, protecteur de la République d’Angleterre, Ecosse et Irlande, et en vertu de la commission de Sa dite Altesse en datte du 8 février, mil six cens cin- quante trois, et encore avec la commission du Conseil G-énéral de la Marine en datte du 9 février, de la mesme année mil six cens cinquante trois, stile ancien d’Angleterre, tous lesquels articles doivent estre promptement et fidèlement observez sans aucune explication réservée. Premièrement, qu’il mettra entre les mains de mon d. Sieur Sedgwick, général, le fort de Port Royal, avec les canons, armes at munitions de guerre et de tout quoy sera fait inventaire dont copie sera délivrée aux parties signée d’eux. Que le dit Sieur de la Verdure sortira hors du fort soldats et domestiques, de toutes conditions, servans au d. fort avec leurs armes et tambours battant, enseigne déployée, balles en bouche, mousquet ou fusil sur l’espaule, mesche allumée par les deux bouts et deux petites pièces de canons, et de quoy tirer quatre coups de chaque pièce et leur baggage dans le quel seront compris les pelleteries qui leur seront délivrez pour le payement de leurs gages, sans qu’ils puissent estre fouillez ny molestez, et leur serafourny bastiment pour leur passage en France avec leur victuailles pour deux mois et munitions de guerre apartenant à la République d’Angleterre, Ecosse et Irlande, comme aussy tout autre païs à eux appartenant. Lequel article est accordé en lamesme forme qu’il est expliqué cy dessus excep- té les canons.

August 16, 1654. Result of all the articles presented by Mons. de la Verdure, both as captain commanding in the Port Royal for the King and as subrogated guardian of the minor children of the deceased Mr. d’Aulnay in Mons. Robert Sedgwich, General of the Wing and Commander-in-Chief throughout all the coasts of New England on the authority of His Highness Olivier, Protector of the Republic of England, Scotland and Ireland, and by virtue of the commission of His said Highness dated February 8, one thousand six hundred and fifty three, and again with the commission of the General Council of the Navy dated February 9, of the same year one thousand six hundred and fifty three, ancient style of England, all which articles must be promptly and faithfully observed without any reserved explanation. First, that he will put into the hands of my d. Mr. Sedgwick, general, the fort of Port Royal, with the cannons, weapons and munitions of war and everything that will be taken into account, a copy of which will be delivered to the parties signed by them. That the said Lord of the Verdure will leave the fort soldiers and servants, of all conditions, serving in the d. strong with their weapons and drums beating, ensign deployed, bullets in the mouth, musket or rifle on the shoulder, mesh lit at both ends and two small pieces of cannon, and the means to fire four shots from each piece and their baggage in the what will be included in the furs which will be delivered to them for the payment of their wages, without them being able to be searched or molested, and will be provided to their bastiment for their passage into France with their victuals for two months and munitions of war belonging to the Republic of England, Scotland and Ireland, as well as any other country belonging to them. Which article is granted in the same form as explained above except for the canons.

Québec : A. Côté. 1883. “Collection De Documents Relatifs a L’Histoire De La Nouvelle-France” https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2022926, https://archive.org/details/collectiondemanu01qu